Arsenal 0-0 Liverpool
- 9 janv.
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Arsenal passe à côté de l'occasion de prendre de l'avance sur City au terme d'un match timide des deux côtés qui reflète parfaitement le score final. À noter la blessure de Conor Bradley en fin de match suite à un geste raté, es espérant que ce ne soit pas trop grave.

Arsenal n'a joué qu'une mi-temps, Liverpool a joué l'autre
Les hommes de Mikel Arteta ont dominé Liverpool pendant la première mi-temps. Les Reds, asphyxiés n'ont tiré que 3 fois au but pendant la première période, on se dirigeait alors vers une victoire à l'usure d'Arsenal malgré le manque d'occasions franches.
Arsenal a donc été dangereux pendant 30 minutes notamment sur le côté Saka-Timber puis a reculé, et reculé... Le joueur symbolisant ce match, c'est Viktor Gyokeres et ses pauvres 8 ballons touchés jusqu'à sa sortie à l'heure de jeu, décevant.
En deuxième période, c'est Liverpool qui prend l'ascendant et renverse le rapport de force, avec un bon Wirtz qui a failli obtenir un penalty et qui a réussi à se montrer dangereux tout comme Dominik Szoboszlai. Les Reds ont dû composer avec les absences de Salah (CAN avec l'Egypte), et d'Ekitike et Isak blessés, des manques qui se sont ressentis tant Cody Gakpo a été fantomatique. Le manque d'attaquant a clairement porté préjudice à Liverpool qui a fait un gros quart d'heure au retour des vestiaires mais qui n'a cadré aucune frappe durant les 90 minutes. Jérémie Frimpong notamment, a manqué de justesse sur des moments clé et dans des zones décisives comme sur son centre raté pour Wirtz qui n'aurait eu qu'à finir l'action.
Le moment le plus intense du match est peut être la poussette de Martinelli sur Bradley gisant au sol et l'altercation qui a suivie, c'est dire la qualité du match entier.
Concernant la défaillance d'Arsenal en 2e mi-temps, un chiffre : entre la 45' et la 74' minute, Arsenal a 26 % de passes réussies. Contre 74 % pour Liverpool, les deux totaux sont faibles, mais celui d'Arsenal est honteux.

Arteta, est-il frileux ?
C'est la question qui ressort chez nous ce soir, est-ce que Mikel Arteta a peur de perdre ? Alors que son équipe domine et démarre la rencontre relativement bien même si tout n'était pas parfait, voilà qu'Arsenal recule et laisse le ballon à Liverpool. La volonté d'Arteta d'avoir un bloc compact et regroupé est bonne et c'est ce qui a permis à Arsenal d'encaisser si peu de buts. Mais, dans un match où les offensifs sont en échec, quelle est le plan B offensivement ? Une réponse peut être les coups de pieds arrêtés, comme sur la tête de Gabriel en fin de match qui passe pas loin d'être victorieuse. Cependant, une équipe qui joue le titre en Premier League et la victoire finale en Ligue des Champions peut-elle s'en remettre à des coups de pied arrêtés comme solution offensive viable ? Surtout que l'adversaire n'était "que" Liverpool, un Liverpool malade et orphelin des 2/3 de son attaque titulaire...
La question se pose alors, Arteta privilégie-t-il plus la sauvegarde du score plutôt que la poursuite du but ?
Le bilan positif des Gunners
Malgré le contenu de la rencontre de ce soir, Arsenal reste leader de la Premier League et compte 6 points d'avance sur Manchester City. Une avance pas encore confortable mais nécessaire vu les scénarios des dernières saisons. Arsenal est le favori pour la victoire en Premier League et à encore 17 matchs à jouer avant de pouvoir célébrer son premier titre de champion d'Angleterre depuis 2004.



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