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Bayern 2-2 Real Madrid

  • 1 mai 2024
  • 3 min de lecture

Cette première demi-finale de Ligue des Champions entre le Bayern et le Real se solde sur le score de 2 buts partout. Un score qui promet du suspens et une lutte acharnée au retour, après un match aller ou tout aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre.

Le Real Madrid, efficace dans les deux surfaces

Les Madrilènes ont offert une leçon d'efficacité face au Bayern Munich, sur leur premier tir de la rencontre, ils ont ouvert le score, et alors que le match semblait entre les mains du Bayern, ils réussissent à égaliser. Ces deux tours de force montrent la capacité du Real, comme face à Manchester City à marquer pendant des temps faibles, et à ne pas encaisser pendant ces temps faibles. D'ailleurs, est-il possible de qualifier ces moments de temps faibles ? Car si le Real Madrid n'a pas le ballon, il ne subit pas énormément d'offensives dangereuses, cela peut s'apparenter à un contrôle défensif pour piquer en contre après la récupération du ballon. Cela dit, le plus paradoxal avec ce Real, c'est aussi son manque de réalisme lorsqu'il est protagoniste, en effet, lorsque le Real a le ballon, joue dans le camp de l'adversaire, se procure des occasions, le volume d'occasions ratées est immensément supérieur à d'habitude. Cela s'était vu au match aller contre Manchester City, et cela s'est revu hier soir. À voir si face à son public le Real réalisera un énième casse pour rallier la finale.


Kim Min Jae, seul fautif ?

Le défenseur coréen est grandement impliqué sur les deux buts encaissés du Bayern Munich, et son entraîneur Thomas Tuchel ne s'est pas privé d'en faire la remarque : " En tant que défenseur central, ce n'est pas possible. S'il était monté et que quelqu'un d'autre avait couvert, alors d'accord. Mais là, il est tout simplement trop gourmand. [...] Et sur le penalty, il est une deuxième fois trop gourmand." Des mots durs de la part de l'entraîneur bavarois, mais justes. Il est impossible normalement pour un défenseur de faire une telle bévue en demi-finale de Ligue des Champions, surtout quand l'attaquant va aussi vite que Vinícius Junior. Pour ce qui est du deuxième but, Kim semble contrôler l'espace dans lequel Rodrygo veut s'engouffrer, mais il commet une faute, de panique ou d'inexpérience ?

Malgré tous ses torts, est-il possible que la faute sur les buts soit partagée avec d'autres joueurs ? Oui, sur le premier but, personne ne sort sur Kroos qui a tout le loisir d'adresser la passe qu'il souhaite, alors que Bellingham est surveillé par Dier, et même Goretzka. Konrad Laimer lui n'est placé nulle part et soit lui soit Goretzka sont censés venir gêner Toni Kroos. Sur le deuxième but, Min Jae ne peut s'en prendre qu'à lui-même.

Changement tactique, solution immédiate, le coup de génie de Tuchel

Alors que son équipe était menée et commençait à reculer légèrement, Thomas Tuchel est venu faire quelques ajustements. Guerreiro remplace Goretzka, Musiala à gauche, Sané à droite. Le résultat : En 10 minutes, le Bayern mène au score, but de Leroy Sané après avoir repiqué sur son pied gauche, et un penalty d'Harry Kane obtenu par Jamal Musiala. Un changement tactique qui a complètement libéré le Bayern Munich qui aurait pu aller chercher un troisième but, synonyme de tranquillité pour aborder le match retour. Guerreiro a apporté plus de calme et sa présence a modifié l'approche du Bayern , de quoi surprendre le Real. Sacré coup tactique de Tuchel.

Toni Kroos : aging like wine

Le milieu de terrain allemand ne perd rien de sa qualité, il a été dans un véritable fauteuil toute la première période, libre de distribuer les ballons qu'il souhaite, comme sur l'ouverture du score de Vinícius. Sa première mi-temps en chiffres, il a réussi 48 passes, plus que n'importe qui sur le terrain et n'en a raté qu'une seule, sur 48. 2 passes clé, 100 % de duels gagnés, 2 interceptions, 2 tacles réussis, et cela, en 59 touches de balles. Des chiffres qui montrent son hyperactivité aussi bien avec ballon que sans ballon. Enfin, la stat impressionnante, c'est ses 13 passes dans le dernier tiers du terrain (sur tout le match), cela face au Bayern Munich, en demi-finale aller à l'Allianz Arena qui n'était pas commode avec lui, chapeau.


Quel scénario pour le match retour ?

Malgré la qualité du Bayern hier soir, ils n'ont pu faire mieux qu'un 2-2 à domicile, la tâche sera rude pour gagner à Madrid, mais selon Thomas Tuchel, c'est du 50/50. On peut s'attendre à un Bayern qui veut marquer rapidement pour faire sortir le Real Madrid et profiter d'un avantage acquis tôt dans le match. À Madrid, la rencontre sera sans doute abordée avec sérénité, devant son public avec aucun but à remonter, le Real sera peut-être beaucoup plus patient que le Bayern. En-tout-cas le suspens reste entier.

 
 
 

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