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Majorque 0-1 Barça

  • 17 août 2025
  • 4 min de lecture

Le champion d'Espagne est de retour en Liga pour défendre son titre, et quel retour !Un score large, un match à sens unique et des polémiques, trop de polémiques... Au-delà de l'arbitrage, il faut souligner la performance de Lamine Yamal, homme du match, déjà buteur et passeur décisif.


Lamine Yamal fait sa nouvelle célébration sur le 3e but
Lamine Yamal fait sa nouvelle célébration sur le 3e but

Lamine Yamal : jusqu'où ira-t-il ?


Oui, c'était Majorque en face, oui, Majorque a été réduit à dix puis à neuf. Mais Lamine Yamal n’a eu besoin que de deux minutes pour montrer à Mojica que son match allait être très long. Un dribble le long de la ligne où il prend de vitesse un latéral parmi les plus rapides de Liga, avant de s'arrêter puis de le dépasser à nouveau avec un geste sorti de nulle part pour créer la première occasion du match.Ce scénario s’est répété tout au long de la rencontre : six dribbles réussis, des séquences où il change de direction et dépose ses adversaires avec une facilité déconcertante.

Il y a cet aspect individuel qui met en exergue ses qualités de dribble, d’explosivité et de frappe — comme sur son but, où il trouve la lucarne en reculant après avoir évité trois joueurs. Mais il y a aussi son service au collectif : sur le premier but, il dépose un vrai cadeau sur la tête de Raphinha, qui transforme l’occasion en but.


Il faut aussi souligner ses efforts défensifs. Sur le deuxième but, il gratte un ballon haut, contribuant à la machine de Flick malgré son statut. Certes, à un degré moindre que Raphinha ou Ferran Torres, mais il court avec et sans ballon. Et c’est peut-être ça, la plus grande réussite de Flick avec Yamal.En effet, c’est un diamant : peu importe qui l’entraîne, il est déjà très fort et possède une marge de progression immense. Mais réussir à garder concerné un joueur avec un tel statut — celui de star mondiale, qui vient de récupérer le numéro 10 de Messi et qui est au centre de toutes les attentions — c’est une grande force de Flick. Car si un rouage manque à l’appel dans le jeu défensif, le système s’effondre.

La tactique de Flick repose sur un immense risque : celui de se faire contrer. La ligne défensive est très haute, et le pressing est intense, très haut sur le terrain, avec un seul objectif : étouffer l’adversaire et gagner du terrain sans ballon. Traditionnellement, le pressing vise à forcer la perte de balle de l’équipe pressée. Chez Flick, on retrouve cette idée mais avec un ajout : il demande une occupation permanente du camp adverse, même sans ballon. Le Barça joue donc dans le camp adverse, avec et sans ballon. Il faut absolument que tous les joueurs soient concernés : avec ballon (passes, déplacements, appels, dribbles…) mais aussi sans ballon (courses, coordination, replis défensifs).




L’arbitrage dans l’œil du cyclone

Comme chaque saison en Liga, l’arbitrage est un sujet de discussion et de polémique. Hier, le Barça a bénéficié de décisions litigieuses — ou devenues litigieuses à cause du scénario du match.


1) Le but de Ferran Torres

Le Barça mène 1-0, surdomine, et Yamal récupère le ballon, frappe : c’est contré par la tête d’un défenseur de Majorque qui s’effondre au sol. L’arbitre, sifflet à la bouche, laisse jouer et l’action se termine par le but de Ferran Torres, alors que les défenseurs attendaient l’arrêt du jeu.

La polémique est simple : faut-il arrêter le jeu lorsqu’un défenseur est sonné par une frappe reçue en plein visage ?Factuellement, pas forcément. En cas de risque de commotion, oui, il faut interrompre immédiatement pour protéger la santé du joueur. Mais s’il s’agit d’un simple coup sans gravité, l’action peut continuer et l’arbitre reviendra dessus ensuite.Le problème, c’est où placer le curseur ? À partir de quelle gravité considérer qu’il y a un risque de commotion ? Comment être sûr que des défenseurs ne vont pas utiliser ce mécanisme pour stopper des actions offensives ?

Toutes ces questions mènent à la situation d’hier : une frappe contrée de la tête, l’arbitre laisse jouer, les attaquants jouent, les défenseurs jouent… mais en attendant le sifflet qui ne vient pas.

Le reste du match (les deux cartons rouges légitimes) renforce ce sentiment d’injustice, et l’action peut être considérée comme injustifiée.


2) La faute de Raphinha

Encore une fois, le contexte accentue la polémique. Majorque vient de prendre deux cartons rouges légitimes pour de grosses fautes sur Yamal et Garcia. Raphinha, lui, arrive par derrière et cisaille son adversaire. Il sait, il prend sa tête entre ses bras et regrette son geste car il sait que c’est un rouge. Mais l’arbitre sort un carton jaune, à la surprise générale.Décision mauvaise : Raphinha devait être expulsé. Forcément, après deux rouges infligés à Majorque, les joueurs et supporters sont en colère. Une colère qui s’est traduite par des altercations à la mi-temps et des sifflets nourris du public.

Grosse erreur.


Finalement, ces décisions profitent au Barça mais nuisent à tous. À Majorque, déjà mal embarqué ; au Barça, qui n’avait pas besoin de ces erreurs pour s’imposer ; et à la Liga, dont l’image est écornée dès la première journée par un nouveau scandale il y a un vrai problème d’arbitrage en Espagne. Il n’est pas ciblé en faveur d’un club : tous sont mal arbitrés. Et cela doit absolument changer.



L’exigence de Flick

On l’a déjà répété toute la saison dernière : le retour du Barça au plus haut niveau, c’est lui. Hansi Flick a transformé le Barça sur et en dehors du terrain. Sa déclaration d’après-match en témoigne : malgré la victoire 0-3, il se dit insatisfait, estimant que ses joueurs se sont relâchés et auraient pu gagner plus largement.

C’est cet état d’esprit qui a manqué au Barça, en plus des problèmes de jeu. Le Barça de Flick est une machine à tuer : le coach veut gagner le plus largement possible, à chaque match, sans jamais relâcher la pression.

Ce sont ces déclarations qui peuvent pousser une équipe déjà forte à devenir presque invincible sur une saison.





 
 
 

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