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Manchester City - Séville (1-1 5-4 TAB) SuperCoupe d'Europe

  • 17 août 2023
  • 4 min de lecture

Manchester City est devenu ce mercredi le seul roi d'Europe en battant Séville aux tirs aux buts après un match globalement dominé par les citizens qui ont cependant fait face à de valeureux sévillans du début à la fin.



City bousculé, Séville en bouclier.

Les hommes de Guardiola ont eu bien du mal à manoeuvrer face à cette équipe de Séville, très solide en défense et très tranchante en contre-attaque. Les SkyBlues en font les frais sur le but de En-Nesyri qui s'élève plus haut que tout le monde et trompe Ederson à la suite d'un centre formidable de Marcos Acuna. Par la suite City contrôle le jeu, une possession du ballon de 70% qui force Séville à jouer en bloc pour repousser les vagues d'attaques adverses. Et, malgré le nombre de tirs élevé pour City (23) les occasions franches se font rares, et Séville ne passe pas loin d'alourdir le score à plusieurs reprises. Mais grâce à Ederson l'avance de Séville reste courte et personne ne parvient à marquer.

La possession de City est stérile, sans joueurs de percussion se procurer des occasions face à un bloc aussi regroupé est une tâche très difficile même pour Pep Guardiola. La solution vient d'un éclair de génie de Rodri qui distille un centre parfait sur la tête de Cole Palmer, déjà buteur lors du Community Shield face à Arsenal.

La fin de match ressemble au reste de la partie avec City qui pousse dans le camp de Séville et les andalous qui rétorquent avec des contres attaques fluides emmenées très souvent par Ocampos.

Au final City l'emporte au bout de la séance de tirs aux but, Gudelj manque sa frappe qui vient s'échouer sur la barre transversale.



Rodri patron, Haaland discret.

Comme souvent depuis un moment Rodri est le facteur X de Manchester City, que ce soit sur les actions décisives ou dans le jeu, il organise, il gère, il récupère, il accélère le jeu Cityzen, surtout en l'absence de Kevin De Bruyne. C'est lui qui est à l'origine de beaucoup d'occasions côté City et il est passeur décisif pour Palmer, encore un match plein pour Rodri qui évoluait littéralement au cœur du jeu Guardiolien puisque sa position était vraiment le centre de la formation.

De son côté, Haaland a connu un match bien plus difficile, pas souvent trouvé et encore moins en position de frappe, le norvégien a eu du mal à se démarquer lors de cette finale. C'est la 5e finale avec City dans laquelle il ne parvient pas à marquer. Le problème avec Haaland c'est que lorsqu'il ne marque pas, son apport avec ballon est presque nul. Des remises ratées, dans le mauvais tempo, des choix discutables... Cependant, là où sa présence est précieuse c'est pour occuper la défense adverse, il est une menace constante pour une défense qui doit maintenir sa vigilance à son égard quitte à, parfois laisser d'autres joueurs se démarquer plus facilement. En fin de compte, il marque son penalty et permet à son équipe d'entamer la séance de tirs aux buts sur de bons rails.



Le modèle de jeu de Séville, des contre attaques fluides qui ont (presque !) terrassées City

En affrontant Manchester City chaque équipe sait qu'elle n'aura le ballon que pendant une petite partie du match, il est donc important d'avoir une utilisation de ce dernier presque parfaite. C'est ce que Séville a produit ce soir, une défense regroupée et solidaire et des contre-attaques fluides qui ont fait très mal à la défense de City, orpheline de son leader Ruben Dias. C'est comme cela qu'à plusieurs reprises Ocampos, Lamela ou En-Nesyri se sont retrouvés dans des situations de un contre un avec Ederson, presque toutes remportées par le portier brésilien.

Ce modèle de contre-attaque a été possible grâce à la qualité des appels multiples des attaquants mais surtout grâce à la qualité du milieu de terrain, principalement Rakitic qui est un spécialiste de ce genre de ballons, Jésus Navas, l'ancien cityzen a lui aussi beaucoup contribué à la réussite de cette tactique qui a quand même mis Manchester City en échec pendant près d'une heure.



Le manque de City, les blessés, les départs ou les deux ?

La composition d'équipe de Guardiola (Ederson, Walker, Akanji, Aké, Gvardiol, Rodri, Kovacic, Palmer, Foden, Grealish, Haaland) était marquée par les absences de Bernardo Silva, Ruben Dias et De Bruyne, 3 piliers de l'équipe. Leur absence a été pénalisante pour City qui a plus de mal à développer son jeu en plus face à une défense aussi bien regroupée que celle de Séville. Beaucoup de schéma de jeu se ressemblaient, des passes latérales, une petite incursion et on repassait vers les centraux. Il y avait un manque de prise de risque accablant qui n'a fait que desservir les joueurs de Pep qui ont toujours cherché la passe sécuritaire. La préoccupation principale était la conservation du ballon et non pas l'avancée vers une occasion de but.

Cette attitude déjà remarquée avec ce genre de système surtout face à des blocs bas s'explique par l'absence des cadres qui prennent habituellement ces risques balle au pied ou par la passe ou par un appel. Mais aussi, les départs de joueurs comme Gundogan, Mahrez, (bientôt Cancelo)... font perdre cette efficacité dans le dernier tiers de l'adversaire. Là où Kovacic va être précieux c'est dans le duel et pour porter le ballon jusqu'au camp adverse, malgré ses qualités il lui est impossible ou très compliqué de reproduire le travail de Gundogan qui jouait presque comme un second attaquant et était d'un grand secours pour Erling Haaland et Grealish.

Le même raisonnement s'applique à Cole Palmer qui aime beaucoup rentrer sur son pied gauche et ne provoque pas énormément le un contre un comme un Silva ou un Mahrez le ferait, et il n'aurait sans doute pas le même taux de réussite.



 
 
 

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