Naples 1-1 Barça (8e aller LDC)
- 22 févr. 2024
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Pas de vainqueur au Diego Armando Maradona, avec des buts de Lewandowski et Osimhen, le Barça peut nourrir des regrets, eux qui auraient pu remporter ce match.
Le Barça dominateur, peu efficace
Les catalans ont montrés un bon visage en début de match, avec une vraie pression sur les joueurs de Naples qui n'ont pas su s'en défaire, ce qui a mené aux premières occasions du matchs, des frappes de Yamal et Gundogan bien repoussées par un Méret en forme qui a tenu la baraque pour le Napoli. Pendant la première demi-heure le match était vraiment à sens unique et même si le but ne venait pas le match ne pouvait pas échapper aux barcelonais. Cependant, le dernier quart d'heure fut plus un quart d'heure de gestion pour le Barça, qui a laissé le ballon au Napoli tout en restant solide défensivement puisqu'ils n'ont pas concédé un seul tir pendant la première mi-temps.
Au retour des vestiaires le Barça a plus de mal qu'en première période à s'installer dans le camp adverse mais parvient à déstabiliser Naples notamment grâce aux ouvertures de Martinez Araujo et Koundé. C'est sur une passe qui casse une ligne de Martinez que Pedri, trouvé entre les lignes, réussit à glisser le ballon à Lewandowski qui ajuste Méret. Le volume d'occasions du Barça ne reflète pas le score à la fin du match, on peut compter au moins 3-4 occasions plutôt franches pour un seul but et un match nul, concédé sur le 1er tir cadré de Naples.
Araujo et Koundé taille patron
Beaucoup attendaient de voir Ronald Araujo dans un match à élimination directe en Ligue des Champions, c'est chose faite, et quel match ! Il a muselé Victor Osimhen pendant toute la rencontre, a été précis à la relance et à même offert plusieurs possibilités offensives par ses passes. Un vrai match de patron ce qui était attendu par les supporters et qui peut mettre en confiance le Barça pour le match retour.
De son côté, Jules Koundé n'avait pas non plus une tâche facile face à son opposant du jour, Khvicha Kvaratskhelia, et pourtant, le français s'en est plutôt bien sorti, sauf 2-3 fulgurances du Géorgien, bien contrôlées par la couverture d'Araujo, Koundé a été impérial sur son côté il affiche un bilan statistique excellent, encore plus s'il l'on considère l'opposition et que le poste de latéral droit n'est pas le sien. Ainsi, Koundé contre Naples c'est : 4 duels gagnés sur 7, 1 interception, 6/7 dans le jeu aérien, 2/3 sur ses longs ballons. Chapeau bas.
Gundogan en mode Ligue des Champions
L'ancien capitaine de Manchester City a rappelé à tout le monde ce qu'est un match de ligue des champions de la part d'un milieu de terrain accompli. Hier soir, c'était lui le joueur dangereux du Barça, dans tous les bons coups, il ne passe pas loin d'ouvrir le score et de redonner l'avantage au Barça en fin de match, sa présence est un atout immense pour le Barça. Giovanni Simeone l'a affirmé en zone mixte après le match, le principal danger c'est lui. Mais quel rôle a tenu Gundogan ?
C'est une sorte de jumeau de Pedri dans le système de Xavi, un joueur entre les lignes adverses, qui doit décider comment jouer très vite et qui peut faire basculer une action dès qu'il touche le ballon, cela car il le prend dans une zone dangereuses, entre les milieux et défenseurs adverses. Et plusieurs fois il a été trouvé très facilement par Araujo, favorisant ainsi la progression du ballon côté Barça, une fois qu'il a été connecté, il est facile de trouver un autre milieu en retrait ou Yamal sur le côté, ou même d'encore faire progresser le ballon en ayant déjà éliminé la ligne d'attaque et du milieu. C'est dans ce secteur que Gündogan a excellé, plusieurs fois il s'est retrouvé dans une très bonne posture, où il avait toutes ces solutions, et s'il se retrouve aussi bien installé c'est en partie grâce au travail de ses coéquipiers mais aussi grâce à à son sens du placement et à sa facilité de se démarquer.
C'est aussi un joueur important dans le déclenchement du pressing du Barça, il court beaucoup et fait des efforts ingrats qui sont pourtant capitaux comme l'ont montré les premières minutes du match où le Barça avait la main mise sur le jeu.
Lewandowski, renaissance ?
Très vivement critiqué ces derniers mois, et à juste titre, Robert Lewandowski renaît depuis l'annonce de Xavi, ce sont les mots de l'entraîneur du Barça. 6 fois décisif sur les 5 derniers matchs, il reste un joueur très décisif et son but l'a montré. Alors dans le contenu ça reste compliqué pour lui, avec beaucoup d'imprécisions à corriger, mais s'il se remet à marquer souvent, cela fera déjà le bonheur du Barça.







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