Real Madrid 1-2 Barça
- 27 oct. 2025
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Le Real Madrid creuse l'écart en tête de LaLiga avec une victoire importante dans un clasico pauvre footballistiquement, mais riche en électricité. Le Real a su capitaliser sur sa très bonne première mi-temps pour faire la différence face à un Barça sans idées.

Le Barça inactif, orphelin de Raphinha ?
L'équipe de Flick pourtant souvent inspirée offensivement a dû s'en remettre à un pressing haut de Pedri et une erreur de Guler pour égaliser. En-dehors de ce but, il n'y a eu que très peu d'occasions pour le Barça voir presque aucune ce qui témoigne d'un manque clair d'idées offensives. A qui la responsabilité incombe ? On peut désigner Lamine Yamal en première ligne qui n'a réussi 0 dribble, et en a tenté presque aucun. Il est peut-être toujours diminué physiquement ce qui explique son manque d'explosivité et peut être une peur de la blessure, mais s'il est à son top physique, il traverse une période difficile dans sa carrière, car hier, il est absent, il perd 21 ballons pour 7à touchés, un ratio terrible surtout pour 0 dribble réussi. À part sa passe pour Kounde, il n'y a rien à relever, et pas d'implication défensive non plus, laissant Kounde à la merci de Vinicius.
De l'autre côté, Rashford a été actif, sans grand succès sauf sa passe décisive pour Fermin. Sinon lui aussi a eu beaucoup de mal et n'a pas beaucoup aidé Balde en défense.
On peut se demander si l'impact d'un Raphinha n'a pas manqué que ce soit avec le ballon, dans les courses (offensives et défensives) et même dans l'état d'esprit, car il est le leader de cette équipe. Son absence fait mal au Barça et son retour devrait arranger certains problèmes, mais le mal à l'air plus profond.

Xabi Alonso : un plan de jeu parfait
Le coach espagnol a décidé de placer Camavinga en ailier droit pour renforcer son milieu de terrain et ainsi contenir le côté Baldé-Rashford et pour pouvoir mettre plus de pression sur le milieu du Barça en étant en supériorité numérique au milieu. Et cela a fonctionné ! Le Barça a eu beaucoup de mal a ressortir des ballons dû à cette densité, et le côté gauche (comme le droit) a été totalement anesthésié. De plus, Camavinga a sorti une vraie masterclass à ce poste. En chiffres, 8/9 passes réussies dans le dernier tiers, 8/12 duels gagnés, 22/26 passes réussies.
Alonso a aussi pu compter sur les appels de Mbappé qui ont fait très mal en 1ere mi-temps, ce qui lui a permis d'ouvrir le score sur un très bon appel et une très bonne passe de Jude Bellingham, le 12 but de Mbappe en 9 matchs contre le Barça.

Vinicius entre performance et polémique
L'ailier brésilien a livré un match exceptionnel sur son côté, de la percussion, des occasions créés, il n'a laissé aucune chance à Kounde et a retrouvé des jambes de feu qu'il a cherché toute la saison dernière. Il a réussi 5 dribbles sur 6, et a été un danger permanent. Mais, à la 72e minute, c'est lui qui sort pour faire entrer Rodrygo. À l'annonce de sa sortie, il craque totalement et aurait dit selon les médias espagnols "Moi ? Coach ? C'est toujours moi qui sors, je vais quitter l'équipe" des mots forts sortis sous le coup de la colère, après quoi il est rentré au vestiaire avant de revenir sur le banc et de provoquer une autre altercation avec Lamine Yamal à l'issue du match.
Cubarsi en chute libre ?
Pau Cubarsi a été à nouveau décevant hier, et ce n'est pas la première fois depuis quelques mois, contre l'Inter, contre Paris et plus généralement depuis le début de saison. Eric, Araujo et Christensen rassurent plus, pourtant, il est titulaire week-end après week-end. Le contraste entre sa prestation et l'entrée du mal aimé Araujo marque encore plus la différence de forme entre les deux. Araujo a fait une entrée autoritaire, certes plus maladroite balle au pied, mais qui met de l'intensité et gagne ses duels, Flick va devoir se questionner sur cette charnière centrale, car Eric et Cubarsi sont trop similaires pour jouer ensemble, il manque un profil de stoppeur, qu'Inigo Martinez réussissait à endosser.



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