Real Madrid 2-1 Mallorca
- 31 août 2025
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Le Real Madrid réalise un début de Liga parfait au niveau comptable, 3 victoires en 3 matchs et la tête du championnat en attendant le match du Barça demain soir. Le Real devait renverser un score et il a montré qu'il avait du caractère malgré 3 buts refusés à Mbappé (2) et Arda Güler (1). Mais le Real a aussi montré des failles, des aspects largement perfectibles par Xabi Alonso pour le reste de la saison.

Un milieu de terrain trop (peu) créatif ?
On peut déjà atténuer cette question avec l'absence de Camavinga et Bellingham. Cependant, ce soir, le milieu aligné (Tchouameni, Valverde, Mastantuono et Güler) ne manquait pas de créativité balle au pied sur le papier. Pourtant, surtout en première mi-temps, Darder, Morlanes et Pablo Torre ont mené par le bout du nez le milieu du Real, permettant à Majorque de mener au score grâce à un but du dos de Muriqi sur un corner frappé par Pablo Torre. Les 3 milieux ont assuré la sortie de balle Majorquine qui, une fois le premier rideau du Real passé avait souvent des opportunités sur les côtés, en particulier sur celui de Toni Lato (gauche), très actif en première mi-temps, mais qui s'est totalement effondré en seconde.
Et le milieu du Real dans tout cela ? Ils ont d'abord eu des difficulté, Valverde très peu touché, Güler pas très juste balle au pied et Mastantuono trop timide. Pendant presque toute la première mi-temps, le constat est qu'il manque un leader technique dans le milieu du Real, un Vitinha, un Pedri qui dicte le tempo et le jeu madrilène.
Ce joueur peut être Jude Bellingham, mais on l'a vu dans un rôle plus offensif, à voir ce que Xabi Alonso décide à son retour.
Arda Güler à deux vitesses
Le meneur de jeu turc a montré deux visages bien distincts. D'abord, celui d'un joueur timide et peu adroit, manquant des contrôles dans des zones importantes et jouant à contretemps. Ensuite, il marque à la 37e minute sur un service de Dean Huijsen, son but le transforme et lui redonne confiance et à partir de là, il terrorise la défense de Majorque que ce soit par des incursions solitaires qui se terminent en occasion de but, ou par des combinaisons avec ses coéquipiers. En bref, on trouve un tout autre Güler, capable de faire basculer le match et de donner caviar sur caviar à Mbappé et Vinicius.
Ce qui est positif pour le Real c'est que Güler est capable de montrer un tel visage et qu'il ne s'agit sans doute qu'une question de confiance. Cependant, à Madrid, il faut des joueurs fiables en tant que titulaire et Alonso à l'air de compter sur Güler comme un joueur se battant pour une place de titulaire. Il faudra donc qu'il montre de la continuité dans ses performances, des mi-temps comme la deuxième contre Majorque. Car, en deuxième mi-temps, il marque à nouveau, mais son but est refusé pour une main, et il lance parfaitement Mbappé sur son deuxième but refusé pour un léger hors-jeu. On peut alors souligner le caractère décisif d'Arda, présent sur plusieurs but malgré leur refus et sa présence dans le coeur du jeu du Real. Là où j'ai souligné un manque de créativité à Madrid en première mi-temps, Güler a solutionné ce problème dès le réveil du Real.

Vinicius en confiance
La saison dernière a été un enchaînement de désillusions pour Vini, pas de ballon d'or un niveau en chute et une saison blanche à Madrid certains journalistes parlaient même d'un potentiel départ du Real. Aujourd'hui, Vini n'est pas encore redevenu Vini, il était remplaçant pour les deux premiers matchs de la saison, mais son entrée face au Celta a forcé alonso a le remettre dans le XI, et ce soir, il a répondu présent. Des percussions, pas toujours fructueuses, mais il y a la tentative de déstabilisation, t surtout il y a un but, et quel but ! Un but en solitaire, mauvais pied, petit filet de Leo Roman et qui donne la victoire au Real. Comme pour Arda Güler, il faut de la continuité et voir si l'association avec Mbappé fonctionnera mieux cette saison surtout dans les grands matchs. Il faut aussi souligner son travail défensif impressionnant, il récupère le ballon sur le deuxième but refusé de Mbppé et a souvent gêné la relance de Majorque, il rempli totalement les tâches ingrates fixées par la tactique d'Alonso. c'est un aspect de son jeu que l'on voyait moins la saison passée, il faisait des efforts irréguliers et cela a contribué à fragiliser le Real qui avait 3 des attaquants qui courraient le moins en Ligue des Champions par exemple.
Muriqi : L'exemplarité d'un 9
Il a été buteur ce soir avec son dos, il a joué son atout tout le match son corps. Le match de Muriqi est l'exemple typique du match d'un neuf en pivot, des remises en une touche tout le match pour soulager la défense et faciliter une relance rendue difficile par le pressing du Real en deuxième mi-temps. Il a aussi pesé sur Militao et Huijsen avec son physique, gagnant des ballons au milieu de terrain ou gagnant des fautes grâce à nouveau au défi physique qu'il impose; On peut y voir une certaine justesse technique surtout dans son jeu en une touche et son placement dans la surface qui lui a permis de dépasser les défenseurs du Real pour ouvrir le score. Réaliser ce genre de match dans un affrontement où son équipe va être surdominée et réussir à bonifier quasiment tous les ballons joués alors qu'ils sont joués sous pression ce n'est pas anodin et c'est à souligner, PARTIDAZO!



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