Real Madrid 3-3 Man City
- 10 avr. 2024
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Le classique des dernières années n'a pas déçu, six buts, des buts phénoménaux, du rythme, des retournements de situation, s'il y a bien un match qu'il ne fallait pas manquer, c'est bien celui-ci. Le suspens reste entier avant le match retour, même si Manchester City a l'avantage en ne perdant pas à Madrid.
Un combat entre deux poids lourds
On peut le dire, c'était une finale avant l'heure et ce match n'a pas déçu, c'est ce genre de matchs que les entraîneurs apprécient moins en raison du nombre de buts encaissés.
La rencontre a commencé fort, avec l'ouverture du score de Bernardo Silva sur un coup franc malin qui surprend Lunin, légèrement fautif sur la frappe du portugais. 1 - 0
La suite de la rencontre laisse place à un Real Madrid qui essaie de se découvrir et d'aller mettre en danger Manchester City, pourtant dans un premier temps, c'est City qui se procure 1-2 occasions par Haaland (seule fois du match). L'égalisation vient à la 11e minute, tentative de Camavinga contré par Ruben Dias qui finit dans le but citizen. En deux minutes, le Real renverse la rencontre, car Rodrygo, très bien lancé par Vinicius, trompe Ortega. 2 - 1.
Le reste de la première période est plutôt à l'avantage du Real Madrid, City aura quelques occasions comme celle de Grealish, contré par Tchouaméni, mais cela reste relativement faible. Cependant, le Real ne parvient pas à faire le break et à distancer City. Le même scénario se joue en deuxième mi-temps, le Real a des occasions pendant le début de la mi-temps, mais ne parvient pas à tuer City. Petit à petit les skyblues reviennent dans le match offensivement et c'est Foden qui relance le match avec une superbe frappe, et, comme le Real en première mi-temps City marque un deuxième but dans la foulée, frappe superbe de Gvardiol. 3 - 2.
Dernier frisson de ce match d'anthologie, la frappe de Valverde qui finit dans le filet d'Ortega sans qu'il ne puisse bouger, à nouveau servi par Vinicius. 3 - 3.
Haaland transparent, régression ou marquage serré ?
Erling Haaland était tout simplement porté disparu hier soir, dans la poche de Rudiger pendant toute la rencontre, il n'a jamais pu se démarquer ou même participer au jeu. Un match bien décevant du deuxième au dernier ballon d'or, mais est-il possible d'être étonné ? Cette saison, Haaland est un coutumier du fait de disparaître dans les matchs à enjeu, un seul petit but contre le top 5 de la Premier League, et rien d'autre. Malgré cela, il faut souligner l'excellent travail d'Antonio Rudiger qui comme l'an dernier a réalisé une prestation XXL sur Erling Haaland.
La question est pourquoi Haaland est-il aussi inutile au jeu de City ? Premier élément de réponse, la nature du jeu de City qui repose beaucoup plus sur ses milieux de terrains et ses ailiers que sur leur 9, mais malgré ça, il n'offre aucun appui à ses coéquipiers, ne fait pas d'appel ou très peu, il reste planté là. Cela sera peut-être la limite de City cette saison, Haaland et la défense moins performante et orpheline de Walker. Pour finir la stat qui fâche, 20 ballons touchés en 90 minutes.
Camavinga match de patron, Vinicius en dents de scie
Eduardo Camavinga a réalisé une prestation énorme hier soir, un match complet qui a permis de contenir le milieu de City, et même de profiter des largesses de City, des ballons récupérés, des efforts énormes pour compenser les montées côté droit de Carvajal, un but pour égaliser alors que le Real s'était fait sonner d'entrée de jeu. Il faut vraiment souligner cette partition vraiment satisfaisante dans un milieu où Kroos est dans un registre bien différent, Valverde est plus offensif, donc il doit tenir ce rôle de milieu hyperactif presque seul. Homme du match personnel.
Du côté gauche, Vinicius a été décisif par deux fois, pour Rodrygo et Valverde, et c'est satisfaisant, mais on peut aussi mettre en lumière le déchet technique du brésilien. Même si son jeu engendre forcément un plus haut risque de déchet, il y a des situations qu'il aurait pu mieux négocier et jouer, c'est dommage pour le Real qui en a payé le prix en ne faisant pas le break. Cela dit, le travail est fait.
Rodrygo-Vinicius, le duo qui marche
Carlo Ancelotti nous a offert une animation très intéressante en plaçant Rodrygo et Vinicius sur le côté gauche, en l'absence de Walker pour défendre, c'est une très bonne solution, le Real a pu insister sur ce côté, ce qui a amené plusieurs situations dangereuses, un but et de belles combinaisons entre les deux brésiliens. Pour autant, le côté droit n'est pas laissé à l'abandon. Cela grâce à un Carvajal très actif offensivement et aussi à Valverde qui beaucoup donné dans le pressing et il a été récompensé avec son but.
Rodri plus fragile, Foden presque invisible
Sans parler de "mauvais" match, le génial Rodri a surpris, mais dans le mauvais sens, beaucoup d'imprécisions dans les passes, des ballons perdus, moins de stabilité ce qui a empêché City de pouvoir jouer à son plein potentiel. De son côté Foden a mis un but extraordinaire, mais à part cette frappe, rien, le néant, aussi invisible qu'Haaland en première mi-temps. Attention à ne pas reproduire ce genre de prestation au match retour.







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