Brésil 1-2 Norvège
- 7 juil.
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Le Brésil s’incline en huitièmes de finale de la Coupe du monde face à la Norvège, portée à nouveau par un Erling Haaland déchaîné qui a inscrit un doublé pour qualifier les siens pour la première fois en quarts de finale.

La Norvège renverse tout
Les Vikings d’Oslo ont créé l'une des sensations de ce Mondial : vaincre le Brésil, quintuple champion du monde, pour aller chercher son premier quart de finale de tous les temps. Mais est-ce si surprenant ? La Norvège est une équipe en progression depuis plusieurs années avec des joueurs de classe mondiale à des postes clés (Haaland, Ødegaard), des joueurs fiables au haut niveau et des jeunes cracks (Bobb, Nusa). A contrario, le Brésil est en déclin, le pays peine à retrouver sa gloire d'antan et n’a atteint qu’une demi-finale de Coupe du monde en 20 ans…
Donc, non, ce n’est pas si surprenant, surtout vu le scénario du match : la Norvège a réussi à multiplier les occasions face à Alisson et a pu compter sur la prestation exceptionnelle de Nyland dans les buts norvégiens, qui a notamment arrêté un penalty en début de rencontre.
La Norvège a réussi à imposer, petit à petit, une domination de plus en plus importante à mesure que le Brésil s’essoufflait.
Haaland, roi de Norvège
7 buts en 4 matchs de Coupe du monde, un doublé contre le Brésil : Erling Haaland est incontournable dans cette Coupe du monde. Aucun complexe d’infériorité, le buteur de City agit en véritable renard des surfaces et punit le moindre écart dans la défense adverse. Il parvient à rivaliser avec Mbappé et Messi en ayant sur le papier une sélection « plus faible » ; sa performance est historique et mérite d’être traitée à sa juste valeur. Au-delà des buts, son travail sur la défense adverse est énorme aussi : il réussit à créer des occasions pour ses coéquipiers, il a pesé sur Gabriel et Marquinhos dans les duels, les a usés jusqu’à en profiter lui-même pour ouvrir le score en dévorant Gabriel au duel.
L’ajustement qui change tout !
Solbakken, le sélectionneur norvégien, a décidé de changer ses plans à la mi-temps. Nusa et Sørloth ne parvenaient pas à apporter de bons ballons à Haaland ou à faire la différence ? Pas de problème, Oscar Bobb et Schjelderup entrent à la mi-temps pour changer l’animation offensive norvégienne. Un changement qui a grandement perturbé le Brésil, qui a dû adapter sa manière de défendre. Martin Ødegaard a pu également plus s’exprimer en deuxième mi-temps, avec plus de ballons touchés dans des zones plus dangereuses, et la présence de Bobb et Schjelderup lui a permis de trouver des relais qu’il n’avait pas su trouver en première période. Enfin, Berg, qui avait réalisé une belle première période, a aussi pu s’exprimer offensivement en allant fixer sur les ailes pour soutenir ses ailiers et en produisant un travail sans ballon absolument incroyable.
Neymar, la dernière.
Le roi sans couronne du Brésil s’est incliné pour la dernière fois en Coupe du monde et avec le Brésil. Il inscrit un penalty et s’en va avec un retour raté, peu voir pas dutout, impactant ; il n’y a rien à relever son entrée a fragilisée le Brésil.
La Seleçao : quel est le problème ?
Tout au long de la compétition le Brésil a suscité des doutes. Vinicius a réussi à sauver les meubles à plusieurs reprises mais les failles individuelles et collectives se sont faites ressentir dans un huitième de finale, le pire résultat du Brésil en Coupe du monde depuis 1990.
Il ne s’agit pas d’identifier le problème, mais les problèmes. Le Brésil a un problème structurel avec des joueurs qui partent en Europe à 16 ans sans être assez mûrs pour évoluer sur un autre continent. Et également un vide générationnel avec des joueurs moyens capables de démarrer avec le maillot brésilien, une chose impossible il y a quelques années. Bien que ce vide ne date pas d’hier, Neymar réussissait juste à couvrir la misère qui gagnait le Brésil.
Enfin, le dernier problème du Brésil : son héritage. Être la plus grande sélection du monde a un prix, celui de peser sur les nouvelles générations qui seront attendues au tournant malgré les faiblesses évidentes de l’équipe. Sans le nom « Brésil » cette équipe n’aurait pas été attendue plus loin qu’un quart de finale.



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