France 0-2 Espagne
- 15 juil.
- 3 min de lecture
L’Espagne crée la sensation de ces demi-finales en éliminant l’équipe de France sur un score de 2-0 net et sans appel. Les Espagnols vont jouer la deuxième finale de leur histoire et poursuivent leur série de 37 matchs sans défaite désormais.

L’Espagne : une domination par le milieu
On le savait déjà, le point fort principal de cette équipe, c’est son milieu de terrain. Rodri, Fabian Ruiz et Olmo ont littéralement mangé le milieu français. Ils ont fait preuve d’une justesse technique quasiment parfaite, que ce soit dans les passes, les contrôles orientés (surtout Dani Olmo) et l’orientation du jeu. On ne remarque aucun geste parasite et la plus grande différence avec le milieu français se fait sans ballon. Les courses de compensation, l’impact dans les duels, les seconds ballons gagnés, l’impression que l‘Espagne voulait plus de cette finale que la France. Il faut saluer Luis De la Fuente qui a su mettre Ruiz alors que Pedri était le titulaire initial, un changement qui a profité à l’Espagne pour mieux contrôler ses parties et faire entrer Pedri en fin de rencontre pour endormir encore plus l’adversaire, ce qu’il a très bien fait aujourd’hui.
La stat qui fait mal : les duels gagnés, 52 à 43 pour l’Espagne qui a mené les débats du début à la fin.
De la Fuente vs Deschamps : victoire par KO
Didier Deschamps a reconduit Aurélien Tchouameni dans son XI alors que les deux derniers matchs avec Manu Koné s’étaient bien déroulés. Contrairement à De la Fuente qui a osé mettre un cadre sur le banc, Deschamps a préféré faire confiance à ses hommes habituels et cela s’est retourné contre lui. Tchouameni était absent. Dans le placement, il a laissé Rabiot seul, il a ralenti le jeu, a plus joué vers l’arrière que vers l’avant. Là où les milieux espagnols avaient toujours le corps orienté vers le but adverse, lui était orienté vers sa défense centrale. La France était déjà en infériorité numérique au milieu de terrain et son placement et son attitude a rendu le travail des espagnols encore plus facile.
D’autres choix du sélectionneur français sont discutables, celui de titulariser Barcola à la place de Doué, alors que le titulaire allait devoir aider Digne face à Yamal, aider le milieu de terrain justement pour ne pas laisser l’Espagne s’installer, le profil idéal pour remplir ce rôle, c’est bien Désiré Doué. Car Barcola est un joueur d’espace, mais encore faut-il qu’il puisse prendre la profondeur, chose qu’il n’a pu faire qu’une seule fois. Doué a un abattage défensif supérieur, une qualité dans les petits espaces supérieure et juste le bon profil pour contrer le côté droit espagnol.
En Espagne, le collectif structure les individualités, en France, ce sont les individualités qui structurent le collectif.
Cubarsi : Golden Boy ?
Le défenseur central du Barça avt dit en avant-match qu’il n’avait pas peur de Kylian Mbappé, et il a prouvé son propos. A 19 ans, il a regardé l’attaque des Bleus dans les yeux avec Laporte et ils ont arrêté chaque offensive adverse. La France n’a pas cadré de tir avant les dix dernières minutes. Une autre stat qui témoigne de la solidité de cette Espagne, c’est le nombre de clean-sheet : 6/7 matchs, du jamais-vu à la Coupe du Monde. Un seul but encaissé contre la Belgique, l’Espagne est l‘équipe la plus solide et cohérente du tournoi.
Concernant Cubarsi, il remporte 5 duels sur 7 disputés, récupère 2 ballons, affiche un 29/32 à la passe (91% de réussite). C’est une performance dans la continuité de ce qu’il a montré depuis le début du mondial, une Coupe du monde presque parfaite qui peut offrir le Golden Boy à Pau Cubarsi !

Lamine Yamal vs France
Est-ce que Lamine Yamal a réussi son match ? La réponse est oui. Sa première mi-temps sauf pour son penalty obtenu n’est pas bonne, mais la deuxième… Il n’a laissé aucun répit à Digne, qui était dépassé. Globalement, Yamal a fait un match au service du collectif : des courses défensives, les bons décalages, un jeu juste et appliqué de sa part. Lui qui surjoue parfois, ce soir il a seulement fait le travail demandé par son coach. De l’autre côté, ses homologues français n’ont pas fait mieux. Mbappé, pas trouvé, Olise à l’envers, Dembele absent. Les « Avengers » français n’ont jamais su passer leur vis-à-vis, surtout Cucurella qui a réalisé une prestation parfaite face à Olise et Dembele. Aucun joueur offensif français n’a su créér du danger balle au pied, c’est presque irréel quand on voit le potentiel offensif de la France.



Commentaires