Portugal 0-1 Espagne
- 7 juil.
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L’Espagne accède aux quarts de finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis 2010, grâce à un but de Merino dans un match difficile. Il s’agissait du dernier match de Cristiano Ronaldo en Coupe du monde.

CR7 : Acte final.
Le quintuple Ballon d’or n’a pas pu peser sur la rencontre et s’incline logiquement face à une Espagne supérieure mais peureuse. Cristiano malgré ses presque 1 000 buts, n’a jamais su dompter la Coupe du monde, ne faisant jamais mieux qu’une demi-finale en 2006 lors de sa première participation. Il finit sa compétition avec 3 buts et 11 en 6 participations, mais toujours aucun but à partir des huitièmes de finale, c’est la tâche d’une des plus grandes carrières de tous les temps.
Un huitième à l’allure de demi-finale
Les deux équipes ont joué un football peureux, avec peu d’engagement et peu de risques pris, ce qui a conduit à un long round d’observation et à peu d’occasions franches. Globalement, l’Espagne a eu plus de maîtrise que le Portugal, mais une maîtrise timide à l’image de Lamine Yamal qui a perdu son duel contre Nuno Mendes sauf sur l’action causant la blessure de ce dernier. Ce match est le reflet d’une demi-finale avec pour enjeu une qualification en finale, pourtant ce n’était pas qu’un huitième de finale. Cette peur s’explique par le passif récent entre les deux équipes qui a donné lieu à des rencontres très serrées et indécises.

L’Espagne : une forteresse imprenable ?
Le constat est là. L’Espagne n’a encaissé aucun but depuis le début de la compétition. Une performance remarquable, mais aussi à relativiser vu les oppositions (Cap-Vert, Arabie Saoudite, Uruguay, Autriche et Portugal). Cette Espagne rappelle celle de 2010, impressionnante de maîtrise, parfois ennuyante mais extrêmement solide défensivement.
Le symbole de cette défense s’appelle Pau Cubarsí, qui réalise une Coupe du monde absolument dantesque, chaque match est juste défensivement et balle au pied. Il est incontestablement le meilleur défenseur de la compétition avec Dayot Upamecano.
Une stat qui symbolise la défense espagnole : 600 minutes sans encaisser un but en Coupe du monde, la plus longue série jamais enregistrée dans l’histoire de la compétition.
De La Fuente : coaching gagnant !
Le coach espagnol a tout changé. L’attaque espagnole manquait de présence dans la surface de réparation. Plusieurs centres précis n’ont trouvé aucun attaquant en raison de l’absence totale d’Oyarzabal dans la surface de réparation. Par la suite, les entrées de Fabián Ruiz, Ferran et Merino ont apporté le but espagnol et de la verticalité dans le jeu de l’Espagne, finalement ce qu’il manquait : du risque. En effet, Ferran finit passeur décisif et Merino marque pour sceller la victoire ; concernant Ferran, son entrée a fait un grand bien à l’Espagne et à Yamal qui a pu le servir à plusieurs reprises dans le dos de la défense portugaise.
Roberto Martinez : autopsie d’un nouvel échec
Le désormais ex-sélectionneur du Portugal a de nouveau connu un échec cuisant. C’était déjà lui avec la génération dorée de la Belgique, qui n’a rien gagné. Le même schéma se répète avec le Portugal : une génération dorée, mais qui n’a pas connu le succès, ni même au moins une demi-finale de Coupe du monde sous sa supervision. Également, des informations fuitent sur sa relation avec le groupe portugais, qui serait déjà très tendue pendant le tournoi.
Tactiquement, c’est très limité : aucun projet clair avec des joueurs de classe mondiale à chaque poste et aucun renouvellement, surtout sur le sujet Cristiano Ronaldo, qui n’est pas censé être le centre du projet à 41 ans.
Vitinha vs Pedri
Les deux maestros, souvent opposés se sont fait face ce soir et n’ont pas réussi à illuminer le jeu de leur équipe respective. Les deux ont été remplacés au cours du match et n’ont pas su s’imposer pourtant les deux brillent avec le PSG et le Barça. Pour Vitinha c’est une compétition ratée, avec aucun match référence ni vraiment satisfaisant. Pour Pedri, le bilan estmitigé : des bons matchs, aucun vrai « mauvais match » mais il doit en faire plus, surtout vu le niveau auquel évolue Rodri, qui est redevenu une référence à son poste sur cette compétition.



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